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Stockage

Gestion des stocks de produits périssables : défis et solutions

Publié le 29 mars 2023
Temps de lecture : 6 min.

Optimiser la gestion de stock est un véritable défi pour les entreprises détenant des produits périssables. Il s’agit d’un enjeu majeur pour fournir des marchandises frais et de qualité, garantissant ainsi la satisfaction du client. À ce sujet, plusieurs solutions existent pour assurer une organisation efficace du flux logistique. Quelles sont-elles ? Les détails dans l’article qui suit.

La gestion de stock : de quoi s’agit-il concrètement ?

Par définition, la gestion de stock est un processus de contrôle des entrées et sorties des produits d’une entreprise. C’est une stratégie à laquelle il est utile d’avoir recours pour assurer et optimiser la gestion du flux de la société. C’est donc par ce procédé qu’une entreprise régule les consommations tout en maitrisant l’approvisionnement.

Une bonne gestion des stocks est impérative pour fournir une satisfaction optimale au client. Les techniques adoptées pour y parvenir sont nombreuses. Toutefois, si ces mesures sont mal exploitées, l’effet de ces méthodes impacte directement sur la trésorerie. La mise en place d’une gestion de stock peut ainsi s’avérer bénéfique, mais risquée.

De ce fait, il est nécessaire de choisir la bonne approche pour améliorer son stock. Cela est principalement nécessaire pour le stockage des produits périssables tels que les produits frais, les fruits et légumes ou encore les produits de boulangerie.

Quels sont les risques encourus ?

Une entreprise mal organisée et ne prêtant pas attention au stockage des produits s’expose à différents risques. La compétitivité sur le marché peut baisser face à un magasin ou une société mieux structurée.

Les principaux défis auxquels une entreprise doit faire face sont le surstockage et le sous-stockage.

Le surstockage

Pour pallier les problèmes de pénurie, les entrepôts misent sur la technique du surstockage. Comme son nom l’indique, la société se met à entreposer un maximum de produits. Cette démarche est néanmoins imprudente du point de vue financier et technique.

L’entreprise doit absolument augmenter ses charges fixes et variables. Cela englobe :

  • L’espace de stockage : l’entrepôt devra être élargi ;
  • Le personnel : pour une organisation optimale, la société est dans l’obligation de recruter du personnel pour réaliser diverses tâches telles que l’étiquetage, la sécurité des lieux, le suivi de l’inventaire, etc. ;
  • La vente à perte : pour pouvoir écouler les stocks, l’entreprise doit vendre son surplus au rabais. Dans le cas contraire, les produits seront à jeter et c’est principalement le cas pour les marchandises périssables ;
  • L’immobilisation de capitaux : en surstockant les produits, la rentrée d’argent est immobilisée tant que le stock ne s’épuise.

Une entreprise fait face à une perte d’opportunité en recourant à cette méthode. Le développement de la société stagne, car le surstockage impacte directement sur la trésorerie.

Le sous-stockage

À contrario, le sous-stockage n’est non plus pas bénéfique. La rupture des stocks peut survenir à tout moment. L’entreprise sera donc dans l’impossibilité d’approvisionner les clients. Elle sera même contrainte d’arrêter la totalité de sa production.

Les consommateurs n’auront d’autres choix que d’aller voir les concurrents, si la chaîne de production est interrompue. Ce qui entraîne inévitablement l’insatisfaction du client. Le plus marquant est la baisse du chiffre d’affaires.

Le plus gros défi pour une entreprise se trouve ainsi entre l’équilibre du surstockage et du sous-stockage.

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Quelles sont les solutions possibles ?

Chaque entreprise sera confrontée à diverses problématiques. Les deux principaux variables qu’il faut surveiller sont la quantité et la date de commande. Ainsi, ce sera en fonction de ces paramètres que vous devez planifier et déployer vos stratégies.

Il n’existe pas de méthode miracle pour la gestion des stocks, mais pour une bonne approche, l’utilisation de logiciel comme l’ERP (ou Enterprise resource planning) peut être une option. Quelques solutions sont toutefois envisageables.

L’organisation de l’entrepôt

L’organisation de l’entrepôt ou de l’espace de stockage est un facteur important. Un gain de temps sera garanti et les produits fragiles seront identifiés facilement dans ce cas.

Le processus de réception, de réapprovisionnement et de préparation de commandes est plus aisé en agençant convenablement son espace de stockage. Cette technique est également appelée le « slotting ».

L’étiquetage des stocks

Tout comme l’organisation de l’entrepôt, l’étiquetage des produits en stock a son importance. Le personnel pourra détecter plus rapidement les informations de chaque marchandise, notamment avec l’aide de la RFID.

Il est plus facile de repérer les biens qui s’abiment vite et de les mettre en avant.

Le réapprovisionnement calendaire

La méthode de réapprovisionnement calendaire a pour but de commander une quantité fixe de produits, à des dates précises. L’entreprise acquéreuse a donc un contrat permanent avec un fournisseur pour les jours, les mois ou l’année à venir.

Cette démarche est surtout dédiée à une entreprise déjà bien développée, ayant une bonne trésorerie. La gestion de stock est plus simple. Néanmoins, les produits qui se vendent à une fréquence élevée sont plus avantagés.

Le comptage par cycle ou cycle counting

La méthode du « cycle counting » ou comptage par cycle a pour but de réaliser un inventaire de petits sous-ensembles de stocks sur une durée plus longue.

Elle permet de compter plus rapidement les produits, à l’inverse du comptage de stock traditionnel. Le personnel aura, avec exactitude, un aperçu sur toutes les marchandises de l’entrepôt et pourra accentuer le process opérationnel.

La méthode de « recomplètement » ou le réapprovisionnement à la commande

La technique du « recomplètement » est principalement destinée aux produits qui sont consommés régulièrement. La rotation des stocks est assurée et les produits entreposés restent à une quantité optimale.

Lors du renouvellement de l’inventaire, le responsable des achats saura définir les besoins de l’entrepôt pour garder le niveau de stock à son maximum ou selon les demandes.

Le « juste à temps » ou la méthode du point de commande

Le « juste à temps » fonctionne différemment de la méthode de « recomplètement ». Pour cette étape, le gestionnaire se base sur le stock critique et réapprovisionne l’entrepôt avec une quantité immuable et prédéfinie.

Le seuil de sécurité doit être maîtrisé, afin de satisfaire à temps les besoins des clients.

Bien gérer l’inventaire de son entrepôt est la meilleure stratégie pour garantir la gestion de stock de l’entreprise. Les solutions sont nombreuses, mais il est nécessaire d’agir en fonction des besoins et de la capacité de la société.